dimanche 20 janvier 2013

Django Unchained !

Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…



-Voilà le résumé de Django Unchained, tiré du site Allociné, plutôt alléchant. D'autant plus alléchant que Tarantino s'attaque cette fois-ci à un genre qui m'est particulièrement cher et que j'affectionne particulièrement : le western.

Après un "Inglorious Basterds" qui m'avait plu mais pas soulevé de mon siège, j'entrais fébrilement dans la salle de cinéma, éspérant qu'un de mes réalisateurs fétiches allait me sortir le grand jeu.


Je ne fus pas déçu, enchaîné littéralement à mon siège, les 2h44 de ce film sont passées comme une lettre à la poste ! Sous le fond du thème fort et encore présent de l'esclavagisme, notre héros Django (interprété avec justesse par Jamie Foxx) nous emmène dans des lieux où la violence est reine, où la torture est courante et où on aime ça.

La violence omniprésente dans les oeuvres de Tarantino est en effet toujours là. On ne pourrait compter les explosions de sang ou les morts et on est toujours un peu dérangé mais aussi impressionné par la facilité qu'ont ces hommes à "tirer sur la gâchette" pour assouvir un seul but : la vengeance.


La patte Tarantino est bien reconnaissable
et s'allie à merveille avec le western !
Car même si le plus intime désir de Django est de retrouver sa femme, sa quête est avant tout une quête de vengeance. La vengeance contre les blancs, tyrans et esclavagistes, dont Tarantino n'hésitera pas à nous inonder de scènes où ces hommes usent et ré-usent de leur pouvoir.
L'esprit Tarantino est donc bien là. Et il se transpose à merveille dans le monde du western où la violence est dieu. Les dialogues sont toujours un pur moment de ravissement de par leur force et de l'interprétation de leurs acteurs.
Le film regorge de plans magnifiques et la réalisation, la façon dont sont tournées les scènes nous montrent bien que nous sommes dans un Tarantino ainsi que la bande-son toujours aussi décalée mais pourtant tellement en osmose avec les scènes filmées. Pourtant, j'ai trouvé que le film souffrait d'un rythme assez mal maîtrisé dans le milieu du film. Nous sommes habitués au changement de rythme qu'impose Tarantino dans certains de ses films, passant d'un calme plat à un déchaînement d'action mais je les ai trouvées dans cette partie du film peut-être moins percutantes, moins convaincantes même si la prestation des acteurs sauve de l'ennui pendant ces périodes de "creux" qui n'apportent pas grand chose contrairement à d'autres moments. 


Samuel L. Jackson et DiCaprio
Parfaits !
Mention spéciale à Samuel L. Jackson énorme dans son rôle d'esclave noir raciste... des noirs ! Cristopher Waltz interprète grandiosement ce chasseur de primes allemand au grand coeur et Jamie Foxx celui de l'esclave affranchi dans sa quête de vengeance. DiCaprio excellent comme d'habitude dans un rôle pourtant où on a pas l'habitude de le voir, un rôle d'homme riche et sadique plus vrai que nature.

Pour faire court, un film dont vos oreilles et vos yeux se délecteront (pourvu qu'ils aiment le rouge...) !






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire